SIS-sevres

Comment s'y retrouver?

Une évidence s’impose : les choix sont multiples, les offres variées en matière d’enseignement en langue. Sections internationales, classes bilingues, Abibac, OIB, langue renforcée...On y perd son latin !

Sections Internationales

Avec les sections internationales, on change de pays. En effet, les sections internationales, créées en 1981, ont deux spécificités majeures.

Les programmes sont élaborés avec les États étrangers concernés. Pour les sections britanniques et allemandes dont les SIS, l’Université de Cambridge et le Kultusministerkonferenz exercent ce contrôle respectivement.

Concrètement, les professeurs ont régulièrement tout au long de l’année des réunions de travail avec les tutelles étrangères qui s’assurent ainsi de la qualité de l’enseignement.

Naturellement, les effectifs ne sont pas comparables avec ceux des sections européennes. Environ 12 000 élèves se répartissent sur les 13 langues offertes en section internationale.

Les études sont normalement sanctionnées par le brevet avec option internationale à la fin de la troisième puis par le bac avec option internationale (l’OIB) où les épreuves de LV1 et d’histoire-géographie classiques sont remplacées par des épreuves de littérature et d’histoire-géographie dans la langue de la section.

L’OIB atteste donc de la parfaite connaissance non seulement des deux langues, mais surtout des deux cultures. On ne compose une épreuve d’histoire ou de géographie de la même manière en français qu’en anglais ou en allemand.

Environ 1000 OIB sont délivrés chaque année. Naturellement, il ouvre les mêmes droits que l’Abitur pour les universités allemandes et facilitent également l’accès aux universités étrangères. Diplôme d’excellence, il n’est connu que d’un public d’initiés et c’est dommage !

Classes bilingues 

Parfois repris dans les sections européennes, c’est simplement la possibilité offerte d’apprendre deux langues dès la 6ème. Le Collège de Sèvres l’offre depuis la rentrée 2004 aux germanistes qui cumulent ainsi 4 heures d’allemand et 3 heures d’anglais.

Le bac International

L’OIB ne doit pas être confondu avec le Baccalauréat international, dit « Bac de Genève » (B.I.), qui s’adresse en priorité aux élèves de nationalités étrangères anglophones. Ce baccalauréat est fondé sur un système d’options fortes ou moyennes en langues, sciences, mathématiques et sciences sociales. Son organisation n’est pas assurée par le Ministère de l’Éducation Nationale, mais par une structure internationale de type privé.

L’IB est un bac très intéressant, équilibré entre exigences académiques et développement personnel. Personnellement, c’est un équilibre que j’apprécie beaucoup. L’IB se développe d’ailleurs bien dans le Monde. Certaines écoles anglaises le préfèrent aux A-levels.

Sections européennes

Crées à partir de 1992, elles ont pour objectif d’offrir un enseignement renforcé en langue et de développer la citoyenneté européenne. En moyenne, les élèves suivent 2 heures de plus de langue que le programme réglementaire à partir de la 4ème, permettant au bout de 2 à 3 ans de suivre un enseignement dans la langue de la section, dans une discipline non linguistique (DNL), l’histoire le plus souvent.

Le baccalauréat porte la « mention européenne », sous réserve d’avoir obtenu au moins 12/20 dans la langue. C’est donc un enseignement renforcé en langue au collège (pas au lycée), mais tout en restant dans le cadre français : les professeurs, appartenant exclusivement au système éducatif français, appliquent le programme de l’Éducation Nationale. Cette mention peut dispenser les élèves de passer les tests d’entrée demandés dans certaines filières. Comme vous l’avez certainement constaté, il n’est plus un établissement qui ne revendique sa section européenne ! Actuellement, environ 180 000 élèves y sont scolarisés, ce qui représente environ 10% des élèves destinés à obtenir un bac général.

Depuis septembre 2006, le lycée de Sèvres a ouvert une section européenne destinée à accueillir les élèves de Chaville qui ont déjà suivi ce type d’enseignement et éventuellement, dans la limite des places disponibles, quelques élèves issus des collèges de Ville d’Avray et Sèvres qui suivent l’anglais renforcé. C’est l’inspecteur d’académie qui détermine la liste des admis en juin.

IB ou OIB?

  • En France, l’IB est reconnu par les universités françaises, comme un bac étranger. Il n’ouvre donc pas de plein droit l’entrée aux universités françaises. En pratique, les universités françaises accueillent les élèves titulaires d’un bac international comme élève titulaire d’un baccalauréat étranger. Cela se fait en général sans difficultés.
  • Les classes préparatoires sont théoriquement accessibles aux élèves ayant passé le IB mais ils y sont très mal préparés, le mode d’enseignement étant très différent de ce qui est attendu dans ces classes à la pédagogie très française. Nous avons interrogé quelques écoles préparant l’IB en France. Sauf exception, ils n’ont pas eu d’élèves faisant une classe préparatoire après un bac international.
  • A noter, les campus délocalisés de Sciences Po Paris (voir notre site web sur les études supérieures en France) accueillent les élèves de IB sur dossier, sans concours.

En conclusion, pour un élève à profil international qui envisage de poursuivre ses études supérieures en France, je ne recommande pas l’IB mais le bac OIB, ce que nous préparons. Le Bac OIB est avant tout un bac français, donc reconnu de plein droit. Il est aménagé (LV1 remplacé par littérature et hist-géo, donc deux épreuves passées dans la langue de la section) et reconnait la double culture de nos élèves.

Et l’Abibac ?

Fruit d’un accord de coopération entre l’Allemagne et la France dans les années 90, l’Abibac est un examen qui permet la délivrance simultanée du baccalauréat français et de son équivalent allemand (Abitur), exactement comme l’OIB. Il permet donc l’accès aux universités françaises et allemandes. Il faut, pour ce faire, suivre un cursus renforcé en allemand à partir de la classe de seconde. Les élèves suivent 6 heures hebdomadaires de langue vivante et une moyenne de 5 heures d’histoire-géographie en allemand, soit 11 heures d’allemand par semaine.

Quelle différence entre OIB et l’Abibac ? Je dirais que si les exigences se ressemblent, le programme des sections internationales répartit mieux l’effort des élèves en leur demandant dès la 6ème d’apprendre 6 heures en allemand puis « seulement » 8 heures en première et terminale. Par ailleurs, dans de nombreux lycées, les élèves en Abibac ne suivent plus d’histoire-géographie en français, ce qui peut être pénalisent pour continuer certaines études en France. Pour en savoir plus, >>

En terme de compétences selon le CECRL (Cadre européen commun de référence pour les langues), l’ABIBAC demande le niveau C1 dans les activités langagières de compréhension de l’oral et de l’écrit et au moins B2 pour les autres compétences (BO n°5 du 17 juin 2010).

L’OIB se situe entre C1 et C2. Le niveau requis est donc plus élevé.

En conclusion 

L’offre est effectivement multiple. Lorsqu’on compare les offres des différents établissements, un des critères d’appréciation que je recommande aux parents, est l’exigence du diplôme délivré à la fin des études. Une section internationale qui ne délivre pas l’OIB me laisse songeuse. Enfin, il faut mentionner le cadre européen commun de référence pour les langues, publié par le Conseil de l’Europe. Ce cadre est un réfentiel qui permet d’identifier sur une échelle commune les compétences langagières acquises par les élèves et les adultes. Il propose 6 niveaux d’analyse et permet de clarifier l’offre de formation.

Retrouvera-t-on son latin grâce à l’Europe ?


Par : admin le 04/03/2017

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